Dorothee Loriquet

Dorothee Loriquet

Le travail sculptural de Dorothée Loriquet n’a rien de statique. Ses sculptures biomorphiques sont des compositions capables de se retourner dans l’espace tout en conservant ce côté vertébral, plus présent encore dans ses toutes dernières oeuvres. ‘’Ma préoccupation première ne s’applique pas aux contours, elle se concentre davantage sur les espaces vides sans lesquels le mouvement ne saurait exister’’.
En effet l’artiste les multiplie jusqu’à transgresser la matière au-delà des contraintes liées à la pesanteur. L’incroyable difficulté dans l’élaboration de ce jeu de construction réside alors à trouver et à maintenir les savants équilibres qui permettront à la pièce de réaliser ces voltes faces aux différents points d’ancrage.
L’oeuvre, aux orientations variées, devient alors multiple au yeux du spectateur.

L’artiste n’exprime ni le besoin, ni le désir de dessiner. Il serait réducteur dans son cas car ses formes de l’instant, immergées dans le mouvement, ne peuvent être préméditées. Elles se dessinent dans l’espace et dans le temps, guidées par le désir de retranscrire les sensations qui l’animent, le perpétuel mouvement de la vie et ses imprévus.

‘‘J’ai toujours été attirée par les formes abstraites qui stimulent mon imaginaire, j’en vois partout jusque dans mon assiette. J’essaye sans doute de mettre un peu d’ordre dans tout ça. Je ne suis pas consciente de tout ce que j’exprime, heureusement, et c’est sans doute ce qui rend possible et lisible mon travail.
Quand je touche la terre mon intellect se repose enfin.
La sculpture est plus qu’une réalisation pour moi, c’est une résolution dans l’espace, de l’ombre à la lumière, de l’intérieur vers l’extérieur. L’invisible, qui doit son émergence à nos profondes origines, s’exprime dans cette perméabilité tangible entre deux mondes.
Ma pratique antérieure et approfondie de la musique et de la danse ont été des éléments inspirants et fondateurs convergeant vers un désir toujours plus grand de liberté. La terre et la sculpture ont su libérer cette énergie créatrice, prisonnière des savoir faire rigoristes du passé ‘’